En ces temps de bavardages ininterrompus sur le devenir de l'Amérique, je dois avouer que j'entends tout ça de très très loin, et au risque de passer pour une anti-américaniste primaire, que tout cela ne m'intéresse pas du tout.
Pour autant, je m'arrête sur le discours de BO (pas le club) sur sa grand-mère qui a fait écho en moi. Il parle des ces personnes qui sont dans l'ombre, qui nous ont transmis leurs valeurs, qui se sont sacrifiées pour leurs enfants et dont pourtant on ne parle jamais parce que ce sont des héros ordinaires.
Mon Grand-Père était un de ceux-là.
Mon Grand-Père était un terrien, au sens premier et noble du terme, un homme de la Terre.
Mon Grand-Père était un paysan, solidement ancré dans cette Terre à laquelle il donnait tout et à laquelle il savait tout devoir, et qui pourtant se montrait bien ingrate, parfois.
De cette terre, dure et âpre, il tenait des mains de géant, des mains rugueuses et puissantes façonnées par le labeur.
Et dans ces mains, il tenait son coeur, qu'il ouvrait à ceux qui en avaient besoin.
Un coup de main au voisin, un bon repas à l'ami, des oeufs, des légumes, du vin, pour remercier.
Mon Grand-Père connaissait les vraies valeurs : solidarité, entraide, respect et dignité et surtout, il connaissait le prix de l'effort.
Pour autant, cette terre lui avait aussi appris que de telles valeurs se méritent et se respectent.
Mon Grand-Père ne pardonnait pas la mesquinerie. Tous ces "Monsieur Petit-Petit" comme il les appelait, ces piques-assiettes, trop contents de profiter du travail des autres sans offrir en retour que le spectacle de leur vanité.
Ceux pour qui l'individuel passe avant le collectif et ceux-là même qui veulent être sous les projecteurs.
Ah au fait, Jeudi 6 novembre, n'oubliez pas la soirée des Facebookers du Pays Basque, au Spot d'Izarbel comme toujours, à partir de 19h. Le thème proposé est la Musique et Internet et toutes les contributions sont les bienvenues.
A jeudi !
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mardi 4 novembre 2008
mercredi 4 juin 2008
Quand le virtuel devient humain.
Décidément, du virtuel au réel il n'y a qu'un tout petit pas, franchi allègrement hier soir à l'occasion de la seconde rencontre des facebookers de la Côte Basque.
Toujours au Spot d'Izarbel mais avec un public presque totalement renouvelé par rapport à la première rencontre.
Tout commence par un "tour de table" plus que passionnant, qui dure plus d'une heure et suscite déjà questions et débats. La diversité des participants fait la richesse de la discussion : entre ONG, vidéastes, indépendants, faux curieux et vrais convertis, les attentes et les besoins sont si différents que Facebook deviendrait presque un prétexte.
On parle équipement du territoire, développement économique, identité numérique et résistance au changement. Autour du dîner, les échanges se précisent, les opportunités de travailler ou réfléchir ensemble s'affinent. Bref, une soirée riche et passionnante. Vivement la prochaine édition !
Toujours au Spot d'Izarbel mais avec un public presque totalement renouvelé par rapport à la première rencontre.
Tout commence par un "tour de table" plus que passionnant, qui dure plus d'une heure et suscite déjà questions et débats. La diversité des participants fait la richesse de la discussion : entre ONG, vidéastes, indépendants, faux curieux et vrais convertis, les attentes et les besoins sont si différents que Facebook deviendrait presque un prétexte.
On parle équipement du territoire, développement économique, identité numérique et résistance au changement. Autour du dîner, les échanges se précisent, les opportunités de travailler ou réfléchir ensemble s'affinent. Bref, une soirée riche et passionnante. Vivement la prochaine édition !
vendredi 25 avril 2008
Facebook : en être ou pas
Hier avait lieu, à l'initiative de l'association Event Côte Basque, une rencontre entre Facebookers locaux, animée par Henri Lapeyre.
Après une rapide introduction, chacun a pu se présenter et livrer ses attentes et doutes. Pour beaucoup des participants, la plupart récemment inscrits ou totalement hostiles, Facebook apparaît comme un gadget numérique de plus, sans réel impact, voire dénué de sens sinon d'intérêt.
Mon premier contact avec Facebook date de juin dernier, lorsque mon amie BN, en vadrouille sur la Côte Basque, découvrait avec excitation ce nouveau réseau gratuit grâce auquel ses anciens collègues canadiens l'avait retrouvée. Aujourd'hui, le spectre de Big Brother l'a dégoûtée. Ceci me semble très symptomatique de ce que beaucoup d'utilisateurs et de non utilisateurs pensent de ce réseau social en particulier, et pas forcément des autres, parce qu'ils sont plus spécifiquement identifiés : Viadeo s'inscrit comme totalement professionnel, MySpace comme plus privé. Et pourtant, comme le soulignait un intervenant hier, pour beaucoup d'artistes, MySpace EST un outil professionnel...
C'est pourquoi je suis de plus en plus persuadée que ce mélange des genres est inhérent au web. Internet n'est plus un monde en friche : partout nous y laissons notre empreinte ... numérique. Hier soir était soulevé le problème de l'usurpation d'identité sur Facebook : deux réflexions me viennent à l'esprit :
- d'une part, a priori les usurpations ne touchent que des people au sens strass et paillettes et dans ce cas, il est relativement facile de les repérer ( souvent grâce à la photo);
- d'autre part parce qu'on peut imaginer que les VIP présents sur Facebook utiliseront le critère de confidentialité de la même façon qu'ils se protègent dans la vie réelle.
Là apparaît, à mon avis, le gros malentendu du web. A mon sens, le monde virtuel n'est qu'un moyen : de communiquer, d'informer et de s'informer, de consommer..., dans le monde réel. En fait, le monde virtuel en tant que tel n'existe pas (sauf peut-être sur Second Life), sa finalité demeure toujours réelle. Ma boutique était virtuelle, pourtant, je vendais de vrais produits. Il en est de même pour Facebook : il ne viendrait à l'idée de personne de s'étendre sur sa vie privée, ou d'exhiber ses photos intimes au premier quidam qui passe.
Si la frontière entre privé et professionnel peu vite devenir floue sur Facebook, il me semble que chacun y trouve ce qu'il y cherche (dans sa version négative, chacun y récoltera ce qu'il y a semé).
En cas d'utilisation pro, mieux être très discret sur sa vie privée et limiter les jeux et autres messages trop intimes.
En cas d'utilisation privée, parfois dans un but affiché de "déconnade", mieux vaut activer les critères de confidentialité : en effet, de nombreux recruteurs consultent aujourd'hui Facebook pour sélectionner leurs futurs collaborateurs : des photos un peu trop trash peuvent, dans cette situation, porter préjudice bien que les qualités du postulant soient irréporchables par ailleurs.
Il est certain que Facebook n'est pas la panacée, les dérives y sont nombreuses (voir l'exemple "Facebook l'expérience interdite", je vous renvoie ici au décryptage d'Eric Delcroix) mais d'un point de vue personnel et totalement empirique, c'est devenu un formidable outil de communication dont il serait dommage et dommageable de se priver professionnellement parlant. En revanche, il est absolument indispensable de l'utiliser avec prudence, sans perdre de vue ses objectifs.
Après une rapide introduction, chacun a pu se présenter et livrer ses attentes et doutes. Pour beaucoup des participants, la plupart récemment inscrits ou totalement hostiles, Facebook apparaît comme un gadget numérique de plus, sans réel impact, voire dénué de sens sinon d'intérêt.
Mon premier contact avec Facebook date de juin dernier, lorsque mon amie BN, en vadrouille sur la Côte Basque, découvrait avec excitation ce nouveau réseau gratuit grâce auquel ses anciens collègues canadiens l'avait retrouvée. Aujourd'hui, le spectre de Big Brother l'a dégoûtée. Ceci me semble très symptomatique de ce que beaucoup d'utilisateurs et de non utilisateurs pensent de ce réseau social en particulier, et pas forcément des autres, parce qu'ils sont plus spécifiquement identifiés : Viadeo s'inscrit comme totalement professionnel, MySpace comme plus privé. Et pourtant, comme le soulignait un intervenant hier, pour beaucoup d'artistes, MySpace EST un outil professionnel...
C'est pourquoi je suis de plus en plus persuadée que ce mélange des genres est inhérent au web. Internet n'est plus un monde en friche : partout nous y laissons notre empreinte ... numérique. Hier soir était soulevé le problème de l'usurpation d'identité sur Facebook : deux réflexions me viennent à l'esprit :
- d'une part, a priori les usurpations ne touchent que des people au sens strass et paillettes et dans ce cas, il est relativement facile de les repérer ( souvent grâce à la photo);
- d'autre part parce qu'on peut imaginer que les VIP présents sur Facebook utiliseront le critère de confidentialité de la même façon qu'ils se protègent dans la vie réelle.
Là apparaît, à mon avis, le gros malentendu du web. A mon sens, le monde virtuel n'est qu'un moyen : de communiquer, d'informer et de s'informer, de consommer..., dans le monde réel. En fait, le monde virtuel en tant que tel n'existe pas (sauf peut-être sur Second Life), sa finalité demeure toujours réelle. Ma boutique était virtuelle, pourtant, je vendais de vrais produits. Il en est de même pour Facebook : il ne viendrait à l'idée de personne de s'étendre sur sa vie privée, ou d'exhiber ses photos intimes au premier quidam qui passe.
Si la frontière entre privé et professionnel peu vite devenir floue sur Facebook, il me semble que chacun y trouve ce qu'il y cherche (dans sa version négative, chacun y récoltera ce qu'il y a semé).
En cas d'utilisation pro, mieux être très discret sur sa vie privée et limiter les jeux et autres messages trop intimes.
En cas d'utilisation privée, parfois dans un but affiché de "déconnade", mieux vaut activer les critères de confidentialité : en effet, de nombreux recruteurs consultent aujourd'hui Facebook pour sélectionner leurs futurs collaborateurs : des photos un peu trop trash peuvent, dans cette situation, porter préjudice bien que les qualités du postulant soient irréporchables par ailleurs.
Il est certain que Facebook n'est pas la panacée, les dérives y sont nombreuses (voir l'exemple "Facebook l'expérience interdite", je vous renvoie ici au décryptage d'Eric Delcroix) mais d'un point de vue personnel et totalement empirique, c'est devenu un formidable outil de communication dont il serait dommage et dommageable de se priver professionnellement parlant. En revanche, il est absolument indispensable de l'utiliser avec prudence, sans perdre de vue ses objectifs.
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